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Solitaire ou solidaire

Au début de chaque année, chacun souhaite de bons voeux à sa famille, ses amis, ses collègues dans l'espoir que celle-ci leur apporte santé, bien-être familial et bien vivre dans leurs activités professionnelles.

De plus en plus, nous sommes amenés à nous adapter à un "environnement" qui change vite et difficilement prévisible. Les perturbations au sein de la filière depuis plus de 2 ans, la PAC... en sont des exemples concrets pour les éleveurs.

Face à ces challenges à relever en permanence, la solidarité vue à travers un intérêt commun et partagé, est un atout majeur. Le groupe sera toujours plus fort que le plus fort du groupe, pour atteindre l'objectif de progrès.
Ne l'oublions pas pour 2010 surtout dans ce contexte mondial et européen. L'ouverture vers l'extérieur, la formation... éviteront de se refermer sur soi-même dans l'espoir de jours meilleurs car un éleveur isolé est un éleveur en danger.

Donc soyons SOLIDAIRES et non pas SOLITAIRES.


Gérard SIDOT
Directeur BTPL

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Les éleveurs du réseau European Dairy Farmers se retrouveront en Italie cette année
08 mars 2010

En effet, le congrès annuel aura lieu à SALUZZO (non loin de la frontière française) du 23 au 25 juin 2010.
Comme chaque année, plus de 300 éleveurs de toute l'Europe y assisteront pour échanger sur des sujets techniques et d'actualité, assister à des conférences d'experts, et comparer leurs résultats technico-économiques. Des visites d'exploitations et de larges moments de convivialité ponctuent également ces 3 jours.
 
Cette année encore, une délégation d'éleveurs français se déplacera au congrès.
 
Pour plus de renseignements, visitez le site (en anglais) http://www.dairyfarmer.net/ où vous trouverez le programme et la vidéo de présentation du congrès en Italie, ou contactez directement le BTPL.
 


Des subventions pour les économies d'énergie
05 mars 2010

Dans le cadre du Plan de Performance Energétique lancé en 2009 et toujours d'actualité en 2010, les agriculteurs peuvent bénéficier d'une aide de 40% (voire 50% pour les JA) sur le matériel d'économie d'énergie (pré-refroidisseurs, récupérateurs de chaleurs, chaudières à biomasse, éclairage spécifique, pompes à vide avec régulateur, séchage en grange...etc).
Seule condition : réaliser au préalable un bilan énergétique sur l'exploitation (consommations d'énergie par les différents postes tels que l'alimentation, les engrais, le fuel..., production d'énergie par les végétaux et les animaux, calcul de l'efficacité énergétique).
 
Le BTPL est agréé par les DDA pour réaliser ces diagnostics. Ces derniers sont également financés à 40% (et 50% pour les JA).
Dans certaines régions, vous pouvez déposer une demande pour un diagnostic seul, sans investissement.
 
Contactez votre laiterie ou l'ingénieur BTPL de votre secteur pour en savoir plus sur les conditions spécifiques dans votre région et les dates d'appel à projet.


Ecolait à la conquête de l'ouest
18 janvier 2010

CORALIS, coopérative bretonne située à Rennes est adhérente au BTPL depuis fin 2008. Après la création d’un premier groupe Ecolait au 1er janvier 2009, CORALIS voit son deuxième groupe démarrer au 1er janvier 2010. Au total, cela représente une trentaine d’éleveurs.

Pour l’année 2009, le thème de la première réunion était: «Quelles sont les étapes et les enseignements à tirer lorsqu’on passe d’un quota de 230 000 L en 2003 à 1 200 000 L en 2009?» avec la visite de l’exploitation du GAEC La Robinais. Selon Vincent Lorand, «les bonnes relations entre les 6 associés sont la base pour assurer la pérennité de l’exploitation».

Le thème de la deuxième réunion était: «Construire une stabulation productrice d’énergie (panneaux photovoltaïques) et économe en temps de travail (robot de traite)» avec la visite de l’exploitation GAEC Bruc of Breizh. 750 m² de panneaux photovoltaïques ont été installés. L’investissement est de 450 000 €. Le retour sur investissement calculé est de 13 ans pour dégager un bénéfice annuel de 1500 €.

Dès les premiers mois, les éleveurs ont apprécié les échanges sur les résultats mensuels en attendant le premier bilan annuel début 2010.

Le congrès BTPL «24 heures autour d’Ecolait» a permis de créer une bonne dynamique au sein du groupe en place.

Boris PATIN, BTPL


Rencontre annuelle des éleveurs français du réseau EDF
15 janvier 2010

Toujours dans le froid glacial, mais cela semble devenir une habitude dans nos rencontres EDF France de début janvier, les membres Edf de la branche française se sont retrouvés près d’Arras la semaine dernière, pour 2 journées très intenses. Près de 40 éleveurs ont réussi à se rendre à cette rencontre.

Au programme: un point sur la conjoncture, une présentation de la région Nord Pas de Calais, l’intervention d’un éleveur belge ayant investi également dans une exploitation en Hongrie. L’après-midi de cette première journée a permis l’analyse des résultats annuels EDF puis les éleveurs ont assisté à un atelier d’approfondissement sur le thème du coût alimentaire, de la gestion financière ou de l’analyse technico-économique.
La soirée conviviale autour de spécialités culinaires de la région a laissé libre cours aux échanges entre participants.
Le lendemain était consacré à la visite de deux explotiations du réseau EDF, malgré un froid glacial.

Le prochain temps fort du calendrier est fixé du 23 au 25 juin 2010 pour le congrès annuel qui se déroulera cette année en Italie, à Saluzzo.

Si vous souhaitez rejoindre le réseau EDF ou obtenir de plus amples renseignements, n’hésitez pas à contacter le BTPL.


Bonne année 2010
10 janvier 2010

Toute l'équipe du BTPL vous souhaite une très bonne année 2010.


FORMATION "Agir pour préserver la motivation et la compétitivité des éleveurs laitiers"
03 décembre 2009

Le contexte et l’environnement économique de nos exploitations laitières changent.
Pour passer ce cap, bon nombre d’exploitants devront faire des adaptations dans la conduite de leur exploitation. Le rôle du technicien laitier est alors de l’accompagner dans cette phase d’incertitudes.
Cette formation apportera des éléments de compréhension sur la résistance aux changements souvent constatée et facteur d’immobilisme. Elle apportera également une méthodologie pour aider les éleveurs à anticiper sur des bases économiques.
 
Cette formation s'adresse aux intervenants en élevage : conseillers et responsables Production. Elle aura lieu les 13 et 14 octobre 2010 dans la région de Strasbourg.

1. Les résistances aux changements

  • Le métier d’éleveur, porteur de valeurs.
  • Des pistes pour mieux anticiper et accepter les changements.
  • Comment accompagner les changements dans les élevages ?

2. Réorganiser le travail d'élevage

  • Productivité et qualité du travail d’élevage.
  • Des pistes concrètes pour améliorer la productivité.
  • Visite d'une exploitation : solutions appliquées par l'éleveur (exploitation mixte lait et vin).

3. Marge nette et compétitivité

  • ECOLAIT MARGE NETTE(méthode BTPL): les premiers résultats.
  • Limites et atouts de l’approche marge nette pour le technicien.
Inscriptions auprès du BTPL (02 43 28 65 77)


Porte-Ouverte "des énergies maîtrisées" chez Sodiaal Ouest
30 novembre 2009

Comment concilier production laitière et efficacité énergétique ? C'est la question à laquelle ont tenté de répondre les intervenants de cette journée portes-ouvertes sur l'exploitation du GAEC de la Beunèche dans la Sarthe.
 
Une conférence du BTPL  présentait tout d'abord les enjeux liés au réchauffement climatique ainsi que la responsabilité de l'agriculture, bien souvent montrée du doigt sur ce sujet. Il a été également mis en avant les nombreux atouts de ce secteur : le stockage du carbone dans les prairies et les haies, la limitation de l’érosion, la biodiversité… trop souvent oubliés par les médias. Il existe de nombreuses pistes pour diminuer ses consommations d’énergie : l’important est d’agir dans l’ordre :
  • La chasse au gaspillage
  • Investir dans du matériel d’économie d’énergie
  • Puis éventuellement produire de l’énergie pour soi voire pour les autres

Un parcours par petits groupes permettait d'assister à des ateliers sur des thèmes liés aux économies d'énergie :

  • Quelles consommations du bloc traite, l'intérêt du pré-refroidisseur. (groupe Froid Sodiaal et Packo)
  • Comment réduire ses consommations de fioul (UDCUMA 72)? 
  • Quels impacts de la conduite des cultures sur les consommations d'énergie ( doses d'engrais, doses de phytosanitaires, travail simplifié...) ? par la Chambre d'Agriculture
  • Le recyclage des déchets
  • Réduire l’impact énergétique de l’alimentation du troupeau laitier (et réduire la dépendance en protéine) par le BTPL
  • La consommation d'eau en élevage : la méthode Lactivate d'Ecolab.
S. Marçot, BTPL


Le point sur ... le bilan énergétique
30 novembre 2009

Les motivations des éleveurs pour suivre leurs consommations énergétiques, et pour améliorer leur efficacité énergétique, sont de plus en plus grandes. Le BTPL propose aux éleveurs une gamme de services sur l’énergie au niveau de l’exploitation, dans le cadre d’une approche globale des enjeux environnementaux et humains liés à la production laitière et à la filière.
 
Mesurer et réduire ses consommations d’énergie par un bilan énergétique.
 
Pourquoi ?
  • Faire un état des lieux de la quantité d'énergie directe et indirecte consommée par l’exploitation agricole ainsi que ses émissions de gaz à effet de serre (GES) ;
  • Evaluer la performance énergétique sur la base d’indicateurs ;
  • Identifier des marges de progrès ;
  • Elaborer un projet d’amélioration de la performance énergétique.
 Comment ?
  • Bilan des énergies directes (électricité, fuel…) et indirectes (engrais, alimentation, matériel...) à l'échelle de l'exploitation à partir des éléments du Grand Livre Comptable et des pratiques des éleveurs.
  • Estimations des émissions de Gaz à Effet de Serre
  • Accompagnement du plan de progrès (solutions techniques, chiffrages économiques, mise en relation avec les fournisseurs et installateurs…)
Les ingénieurs BTPL sont habilités à réaliser des diagnostics énergie dans le cadre du Plan de Performances Energetiques (subventions pour l’achat de matériel permettant des économies d’énergie).
 


Des participants au congrès BTPL visitent l'usine Claas du Mans
20 novembre 2009

Lors du congrès BTPL des 12 et 13 novembre 2009, un groupe d’éleveurs et de techniciens a eu la possibilité de visiter l’usine d’assemblage des tracteurs Claas du Mans. Aujourd’hui l’usine produit 45 tracteurs par jour. Près de 700 personnes travaillent sur le site, avec une part non négligeable de femmes.

Les tracteurs Claas sont assemblés au Mans, sur un site qui s’étend sur près de 21 ha dont 7 ha de bâtiments. Pour limiter les stocks, l’entreprise assemble les tracteurs dès la commande du client. Ainsi, des modèles différents se suivent dans la ligne d’assemblage mais ne se ressemblent pas.
Le groupe a visité les différents sites de l’usine: le supermaché général regroupant 9000 références de pièces, la nouvelle ligne cabines, la chaîne d’assemblage des tracteurs, les zones de test qualité… Une usine moderne avec encore des projets de développement comme la future ligne peinture.
«C’était intéressant de voir comment sont assemblés nos outils de travail, même si on nous dit qu’il faut raisonner nos investissements...!» a commenté un éleveur présent.
 
 S.Marçot, BTPL


Le premier congrès du BTPL : un succès !
16 novembre 2009

Ce sont 360 participants venus de 18 régions françaises, éleveurs, techniciens, partenaires de la filière, qui se sont rassemblés les 12 et 13 novembre 2009 au Mans, pour échanger sur la production laitière.
 
Une majorité d'éleveurs étaient présents, et notamment les éleveurs du réseau technico-économique €COLAIT, fil rouge des services du BTPL, regroupant désormais 1000 éleveurs.
 
Les temps forts de ce congrès :
- la séance plénière pendant laquelle sont intervenus des experts, tels que Stephane Le Foll (député européen), Yves Tremblay (Commission Agricole, région Pays de Loire), Michel Deraedt (ingénieur BTPL) et Jean François Verdenal (Président du réseau European Dairy Farmers). Les échanges étaient animés par Gérard Sidot et Didier Loiseau, Directeur et Président du BTPL.
- le tour de France des régions, présentation de la production laitière et des spécificités régionales, animé par les ingénieurs BTPL et quelques éleveurs.
- les ateliers thématiques permettant l'échange en groupes plus ou moins restreints : du robot aux relations humaines, de la génomique à l'environnement, des marges à l'organisation du travail, de nombreux thèmes étaient proposés dans ces ateliers.
- les visites sur le terrain : exploitations laitières, usine Claas, centre de recherche Sanders, élevage de Poulets de Loué...
- les moments d'échanges, le dîner festif animé par l'humoriste Paulo, les pauses gourmandes, les spécialités sarthoises...
Chacun est reparti dans sa région en souhaitant que ce premier congrès ne soit pas le dernier !
 
S.Marçot, BTPL


Gérer une trésorerie d'exploitation de plus en plus irrégulière
26 octobre 2009

Dans un contexte laitier difficile, les trésoreries d’exploitation sont plus que jamais sollicitées. Afin de pouvoir prendre des décisions de gestion adaptées au contexte actuel et aux spécificités propres à chaque situation, les éleveurs des groupes Ecolait de la coopérative Elle&Vire se sont retrouvés début septembre autour de cette problématique de gestion d’une trésorerie d’exploitation de plus en plus irrégulière.

L’intervention du cabinet de gestion AGRIGESTION-SOFICOM a permis dans un premier temps de rappeler et d’expliciter les différentes composantes d’une trésorerie d’exploitation et les indicateurs clés à connaître pour ensuite apporter des éléments de réponse à l’urgence de la gestion de la trésorerie à Court Terme. La budgétisation prévisionnelle et la gestion d’un tableau de bord des mouvements de trésorerie au mois le mois apparaissent comme des éléments de lisibilité importants pour gérer sa trésorerie. Mais cette gestion doit s’inscrire également dans la durée en raisonnant au delà des 6 mois pour envisager, planifier, et adapter ses investissements et plans de financement sur le Moyen et Long terme pour permettre une meilleure lisibilité des flux financiers actuels et à venir et ainsi éviter de risquer la pérennité de son entreprise.

Samuel CROMBEZ, BTPL


Rencontre Analyse du Cycle de Vie des produits laitiers le 19 novembre à Surgères
19 octobre 2009

Le B.T.P.L. et ses partenaires du programme Parméeli invitent les acteurs de la filière laitière régionale des Charentes et du Poitou à une journée consacrée à l'Analyse du Cycle de Vie des produits laitiers :
"Enjeux économiques et défi climatique : les produits laitiers devront-ils changer de cycle de vie ?"
Pour en savoir plus et participer :
Et rubrique ACTIONS (Parméeli) sur ce site.
 


Se former aux aspects relationnels dans les structures sociétaires
04 octobre 2009

La formation BTPL s'est déroulée les 30 septembre et 1er octobre 2009 au Mans. Elle a réuni 8 stagiaires de différentes régions, essentiellement des techniciens d'entreprises laitières en contact quotidien avec les éleveurs.
 
L'objectif de cette formation était de savoir identifier et mieux comprendre l'origine des problèmes relationnels dans un groupe et de savoir comment aborder ce sujet avec les éleveurs pour les sensibiliser avant l'association ou en cours de la vie de la structure sociétaire.
Des sujets tels que la notion d'objectifs, de valeurs, de besoins ont été abordés. Les règles de fonctionnement, l'animation des réunions, l'importance du bureau d'exploitation dans la communication et la régulation, ont également suscité de nombreuses questions.
 
Ces stagiaires sont désormais mieux armés pour parler de ces sujets sans tabou auprès des éleveurs et les orienter vers des intervenants spécialisés pour se faire accompagner. "Il ne faut pas laisser l'aspect humain de côté. Une bonne organisation est essentielle pour un bon fonctionnement de groupe" résume une stagiaire.
 
S. Marçot, BTPL


Des techniciens se forment à l'élevage biologique
23 septembre 2009

Le développement de la filière lait biologique nécessite la mise en place d’un accompagnement technique et économique adapté pour les producteurs bio, en conversion, et en réflexion pour passer en bio.
 
En juillet 2009, le BTPL a organisé une formation pour les conseillers Sodiaal (Sud-Est, Auvergne Sud-Ouest) sur la culture de l’herbe et sa valorisation par le troupeau laitier dans les élevages biologiques.
 
Le premier jour a été consacré à la visite de 2 exploitations bio des Monts du Forez (Loire). Le groupe a pu échanger avec les éleveurs sur leurs pratiques et les problèmes rencontrés en matière d’implantation et d’entretien des prairies, ainsi que sur la valorisation par les animaux.
Des compléments techniques et économiques ont été apportés et discutés lors de la seconde journée en salle.
 
Carl Waroquiers, BTPL


Les aspects relationnels dans les regroupements d'exploitations
25 août 2009

La formation "Les aspects relationnels dans les regroupements d’exploitations: le pilier de la réussite" dispensée par le BTPL aura lieu les mercredi 30 septembre et jeudi 1er octobre et se déroulera au Mans.

Cette formation est destinée aux conseillers laitiers et aux autres intervenants en élevage.
 
Objectif : acquérir les notions permettant d’identifier l’origine de problèmes relationnels dans un groupe et d’aider à les résoudre.
  • Gaecs en formation, gaecs existants : les éléments à réfléchir.
  • Etapes de construction d'un groupe – critères de maturité.
  • La notion d'objectifs : personnels, professionnels, de la fonction et de l'entreprise.
  • L'organisation du travail : différents schémas possibles.
  • Le diagramme de structure (la place des associés dans la structure).
  • Les règles de fonctionnement.
  • L’animateur du gaec : rôle, qualités, comment renforcer son efficacité.
  • La prise de décisions, les réunions.
  • Les phénomènes de groupe.
  • La régulation dans un groupe.

Inscriptions avant le 28 août, et renseignements complémentaires auprès du BTPL (0243 28 65 77) 


Les éleveurs du Sud-Ouest démarrent des groupes €COLAIT
20 août 2009

Depuis le 1er janvier 2009, trois nouveaux groupes €colait sont nés dans le Sud-Ouest. Il s’agit de producteurs de lait de la région Auvergne Sud-Ouest de la coopérative Sodiaal Union. Ce sont pas moins de 65 éleveurs répartis dans 9 départements qui constituent ces groupes.

Les deuxièmes réunions d’échanges qui viennent de se terminer ont été l’occasion de discuter autour de thèmes variés. Les producteurs du Puy de Dôme et de la Haute Loire ont travaillé sur la récolte de l’herbe (ensilage à l’autochargeuse, coût des différentes chaînes de récolte, …) avant d’aller visiter une installation de séchage en grange du foin en balles rondes au GAEC des Saules.
Le groupe Lozère-Aveyron-Tarn a abordé la grande question de l’autonomie protéique avec un accent particulier mis sur l’utilisation de l’herbe lors de la visite de l’exploitation de François Bosc.
Enfin, les éleveurs de la Corrèze, du Lot, du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne ont échangé autour des différents modes de distribution des fourrages. La journée s’est terminée par la visite de l’exploitation de Jean-Pierre Cheyroux qui est président d’une CUMA de désilage (mélangeuse automotrice).
 

Nicolas Juillard, BTPL


S'adapter à la volatilité des cours et des charges dans le cadre de la nouvelle PAC
08 juillet 2009

Formation de 2 jours pour intervenants en élevage (conseillers et responsables Production)
Dates : 7 et 8 octobre 2009
Lieu : Lac de Madine (Lorraine)
 
1. Les faits
  • La nouvelle évolution de la PAC: conséquences sur les exploitations laitières
  • Application et répercussions sur les ateliers lait en €colait
  • Rappels sur l’économie globale du lait et les marchés, conséquences sur la volatilité des cours

2. Les actions

  • Comment s’adapter à la volatilité: pistes de travail.
  • Visite d'une exploitation : solutions envisagées par l'éleveur.
  • Simulation ascendante: à partir des chiffres de l'exploitation visitée, quelles activités sont nécessaires pour atteindre le revenu recherché?
  • Jeu d’entreprisepar petits groupes : estimer les conséquences de la fluctuation des cours sur l’exploitation, préserver le revenu en modifiant le contour des ateliers. Réflexion sur les charges opérationnelles, les charges de structure et les annuités, la répartition de la SAU et du travail. Raisonnement des investissements.
  • Outils pour l’avenir: nouveaux repères, nouveaux indicateurs. Comment gérer des ateliers à géométrie variable pour s’adapter à la volatilité et à la fin des quotas.
Inscriptions avant le 15 septembre et renseignements complémentaires auprès du BTPL (02 43 28 65 77)
 


Rencontre autour du robot de traite
08 juillet 2009

L’arrivée du robot de traite dans les exploitations bouleverse les repères habituels quant à la conduite globale de l’atelier lait. Les principales interrogations concernent essentiellement la maîtrise de la qualité du lait, la gestion de la circulation dans le bâtiment, la place du pâturage, les frais de fonctionnement liés au robot…

Pour répondre à ses nouvelles problématiques d’élevage, un groupe de producteurs de la coopérative Elle&Vire se retrouve régulièrement pour aborder et échanger sur ces différentes thématiques tenant compte des spécificités de la traite robotisée.
Après une première rencontre consacrée à la qualité du lait puis un seconde orientée davantage sur les points clés propres au bâtiment des laitières avec un robot, le groupe s’est retrouvé en juin dernier autour de la conduite alimentaire à adopter en système robot et des frais de fonctionnement et d’entretien.
La matinée en salle, a été l’occasion de rappeler l’importance de la fibre dans la ration des VL-vrai pour tout type de système d’élevage mais encore plus en robot de traite afin de limiter les risques d’acidose sur le troupeau-, d’échanger sur la gestion de la distribution des concentrés, de l’affouragement, sans oublier les recommandations, les pratiques et retours d’expérience de chacun sur la gestion du pâturage avec un robot. Le groupe s’est ensuite rendu sur l’exploitation de l’un d’entre eux pour analyser et échanger sur la conduite alimentaire adoptée, les avantages et difficultés rencontrés avec comme principale caractéristique un affouragement tous les 5 jours ou à la semaine grâce au dessicube.

La prochaine rencontre est prévue à l’automne prochain sur une nouvelle thématique autour du robot de traite en élevage. A suivre…

Samuel CROMBEZ, BTPL


Le système de production "low cost" à l'irlandaise
28 juin 2009

Le 19ème congrès European Dairy Farmers s’est achevé vendredi dernier à Cork après 3 jours d’intenses rencontres sous le soleil irlandais. 240 éleveurs, techniciens et partenaires de la filière laitière, représentant 23 pays ont échangé sur la production en Irlande, en Europe et dans le monde. L’actualité laitière était bien sûr au cœur des échanges.
Les visites d’exploitations ont montré le système «typique» d’élevage du pays:
  • Une forte saisonnalité de la production laitière sur le printemps et l’été (en pleine pousse de l’herbe), avec un arrêt de production sur l’hiver. Cette saisonnalité est possible car le lait est majoritairement transformé en beurre-poudre en Irlande…
  • Un système d’alimentation de vaches en lactation basé sur l’herbe pâturée non complémentée (sauf en cas de baisse de la qualité de l’herbe) durant en moyenne 280 jours par an. Les vaches taries étant nourries à l’ensilage et enrubannage, en hiver. La production par vache s’en ressent, mais ce n’est pas un critère d’efficacité pour les irlandais.
  • Des bâtiments «low-cost» ou des aires extérieures stabilisées. Mais de plus en plus de nouveaux bâtiments et de fosses à lisier se construisent pour répondre à la réglementation.
La délégation française, représentée par 24 participants (dont 18 éleveurs), est rentrée au pays plein d’idées en tête: «Pourquoi ne pas nous aussi sortir nos jeunes veaux à l’herbe? Et si je cherchais à mieux valoriser mon herbe pâturée? Mes chemins d’accès pourraient peut-être être améliorés? ...».
Le «low cost» fait des émules. Même si le système irlandais est difficilement reproductible tel quel dans toutes les régions françaises, quelques idées peuvent être importées pour tenter de réduire nos coûts de production !
L’an prochain, le congrès se déroulera en Italie : d’autres systèmes, d’autres enseignements !


Des éleveurs brésiliens en Alsace
09 juin 2009

Depuis 1992, l'Alsace et la Paraná (état du Sud du Brésil) échangent agriculteurs et techniciens dans le cadre d'un projet de développement de la filière lait. Le BTPL, FERT et l’IRCOD unissent leurs forces et leurs compétences pour mener à bien cette action, qui s’achèvera dans quelques mois, ’autonomie des acteurs locaux étant atteinte.

Début mai, le conseil d'administration d'UNILEITE, association de producteurs de lait du Paraná, est venu compléter sa formation. Les éleveurs se sont particulièrement intéressés aux rôles et fonctionnements des organisations professionnelles de la filière lait, car rien de tel n'existe dans leur région.
Les 7 éleveurs ont été chaleureusement accueillis dans des familles de producteurs de lait alsacien, ont comparé leurs savoir-faire et leurs résultats.
 
Plus d'informations dans la rubrique Publications


Lait, Fourrages et Bonne humeur
27 mai 2009

Le 21 avril 2009 s'est déroulée la première journée "LFB en ferme" (Lait, Fourrages et Bonne humeur", destinée à proposer des informations sur des sujets d'actualité. Cette journée a eu lieu à la ferme du lycée agricole de Pixerécourt (54) avec la participation d'une vingtaine de producteurs des Fromageries de Blâmont ainsi que des étudiants du CFPPA de Pixerécourt et du CFA de Toul.
 
Les intervenants ont abordé plusieurs thèmes :
  • La PAC pousse l'herbe
Dans le cadre du bilan de santé de la PAC, la France envisage une redistribution des aides sous l'égide du Plan Barnier. Bien que pénalisant les secteurs des céréales et quelque peu de l'engraissement, ce plan vise à apporter un meilleur soutien à l'élevage et à l'herbe (prime à l'herbe, aux fourrages et aux protéines végétales).
  • Le pâturage au maximum
Le pâturage ne peut être réussi que si l'on concilie accès stabilisés et points d'eau dans chaque îlot.
  • Réduire l'astreinte travail
L'élevage visité propose des équipements permettant de réduire l'astreinte travail : une salle de traite simple équipement avec double quais, un système de libre service du maïs au cornadis (cubes de maïs désilés une fois par semaine).
 
 
Stéphane Lartisant, BTPL


€COLAIT à l'heure européenne
08 avril 2009

Moment clé dans l’analyse et le suivi technico-économique €colait, la réunion bilan permet de prendre le temps d’analyser et d’interpréter ses propres résultats, d’identifier les marges de progrès possibles sur son atelier lait et surtout de confronter et d’échanger en groupe sur les techniques de production de chacun, les perspectives laitières…

Fidèles à ce rendez-vous, deux groupes de producteurs €colait d’Elle & Vire se sont donc retrouvés en février dernier pour faire le point sur la campagne €colait 2007/2008. La présentation, l’analyse des résultats du groupe et les échanges se sont articulés autour de la question centrale «Quelles pistes pour maintenir / augmenter les performances technico-économiques de son atelier lait?». Puis l’analyse annuelle des résultats Ecolait s’est prolongée au-delà des frontières du groupe permettant ainsi d’élargir la comparaison (via le réseau EDF®) avec les éleveurs laitiers d’Europe. A cette occasion, l’accent a pu être mis sur la notion de productivité du travail, indicateur encore relativement peu familier dans l’analyse des performances technico-économiques en élevage laitier mais suscitant intérêt et interrogation au regard des résultats de certains de nos voisins d’Europe!

En seconde partie de journée, le Laboratoire Interprofessionnel Laitier de Normandie a ouvert ses portes au groupe afin de mieux appréhender le rôle et la position du laboratoire dans la filière lait. Ainsi, les analyses cellules, butyriques, germes… n’ont aujourd’hui plus de secrets pour ses producteurs!!

Samuel CROMBEZ, BTPL


Coup d'oeil sur ... Optichèvre, l'outil de gestion technico-économique du BTPL pour les ateliers caprins
07 avril 2009

OPTICHEVRE® est le programme de gestion technico-économique développé par le BTPL et proposé à ses coopératives adhérentes pour leurs éleveurs caprins. C'est un outil qui sert d'appui à l'animation de groupes, de recueil et d'analyse de données "terrain".

La Coopérative SEVRE et BELLE (située dans le sud des Deux-Sèvres et devenue depuis la Coopérative Laitière de la Sèvre) créait en 1987 un groupe OPTICHEVRE® avec 23 sociétaires producteurs de lait de chèvre.

Voici à titre d'exemple et à travers quelques critères de "l'éleveur moyen" les évolutions constatées au sein de ce groupe OPTICHEVRE® (les moyennes sont calculées avec les données d'un groupe composé selon les années de 21 à 26 éleveurs).
 
La suite de l'article dans la rubrique Publications.
 
J.Losdat, BTPL


Coup d'oeil sur ... le bilan humain BTPL
01 avril 2009

Le bilan humain, mis au point par le BTPL en 2008 répond à une attente forte des éleveurs qui souhaitent prendre du temps pour faire le point sur leur situation. Il propose un cadre leur permettant d’exprimer leur ressentis.

La méthode repose sur un guide de réflexion individuel reprenant 12 éléments essentiels dans les relations entre membres d’un groupe: la prise de décision, la circulation de l’information… Chaque associé remplit le «guide de réflexion individuel» lui permettant ainsi de définir les perceptions qu’il a du fonctionnement du groupe. Une séance collective d’échange permet au groupe d’entendre la représentation que chaque membre se fait de la structure. Au terme de cette séance, un plan de progrès est proposé au groupe.
 
L’expérience montre que bien souvent, le simple fait d’amener chacun à s’exprimer sur des sujets rarement abordés (dire ce que l’on a sur le cœur) et à écouter les autres constitue un premier pas vers une meilleure compréhension de la situation. Ceci contribue à faire évacuer dans la sérénité les accumulations de rancoeurs et de non-dits, évacuation nécessaire pour prévenir toute éventuelle tension naissante.
 
Les associés du Gaec des 4 vents ont fait appel au BTPL pour réaliser un bilan humain, 1 an après l'installation des 3 jeunes :
"On a pris le temps de s’exprimer sur un sujet qui n’est pas forcément abordé tous les jours, on n’a pas tout «révolutionné» après cette réunion mais fait évoluer des petites choses. On a mis en place la semaine suivante un «organigramme» de la répartition des différentes responsabilités qui ne reste qu’à être finalisé. C’est le principal point qui a été mis en évidence, les responsabilités n’étaient pas clairement définies. Maintenant elles le sont, on a suivi les tendances naturelles de chacun (élevage, culture) mais on a aussi essayé de préparer l’avenir (départ en retraite): sur certaines responsabilités des binômes ont été formés. Finalement, il nous est apparu utile de faire ce genre de bilan pour éviter des non-dit ou éventuellement de laisser dégénérer des situations."
 
S.Marçot, BTPL


Réussir les regroupements d'exploitations et la conduite des grands troupeaux
20 février 2009

Cette brochure, rédigée par l’Institut de l’Elevage, le BTPL, les CER et les chambres d’agriculture, aborde toutes les questions que peuvent se poser les candidats à un regroupement d’exploitations.
 
Plus d'infos dans la rubrique Publications.


Formation techniciens : "La conduite de l'élevage laitier bovin"
17 février 2009

Cette formation aura lieu du 17 au 19 mars 2009 au Mans (72). Des séances en salle et des visites d'exploitations sont programmées.
 
Objectifs de la formation
 
Acquérir les notions techniques et économiques nécessaires à une approche globale de la conduite du troupeau laitier bovin.
 
Itinéraire pédagogique
  • Organisation de la filière laitière : les marchés sur le plan mondial, européen et français
  • La nouvelle PAC et ses conséquences sur la filière
  • Production fourragère - alimentation
  • Le logement du troupeau laitier
  • Qualité du lait et démarches qualité
  • Elevage des génisses
  • Pathologies majeures, qualité du lait
  • Indicateurs technico-économiques
  • Organisation et temps de travail

Inscriptions et renseignements auprès du siège du BTPL (02 43 28 65 77)


Rencontre nationale des éleveurs français du réseau European Dairy Farmers
26 janvier 2009

Malgré le froid glacial, (-15°), les membres français du réseau European Dairy Farmers (EDF) se sont réunis dans une ambiance chaleureuse dans l'Est de la France.

Cette rencontre nationale a démarré avec un regard critique sur les énergies renouvelables. «Qu'est ce qu'on peut croire sur tout ce qui est dit, de positif ou de négatif, sur les énergies renouvelables?». L'après-midi a été consacrée aux discussions sur la vie du réseau EDF, les résultats de l’enquête snapshot et de nos chiffres EDF. Ce fut l’occasion d’avoir des discussions riches des expériences de chacun: «Quelles stratégies pour demain sur nos fermes, quels problèmes et quelles solutions envisager ?».

Le lendemain le groupe a visité l'exploitation du GAEC des Prunelles. Le thème était «le management d'un grand troupeau et des personnes (associés et salariés)». Tout est fortement lié à l'harmonie des relations entre les hommes et femmes qui travaillent dans une entreprise. Je veux remercier les associés de leur grande ouverture dans ce délicat sujet.

L'après-midi j'ai eu le plaisir de pouvoir accueillir les membres de la branche française de EDF sur notre exploitation et après ça tout le monde a pu regagner sa région avec, j'espère, de nouvelles idées et impressions.

Willem Schipper, Président de la branche française EDF.


Partager son expérience pour construire ensemble
15 janvier 2009

Comme chaque année, la réunion bilan du groupe €colait de l’ULPL a permis à ses adhérents de partager ses résultats, d’échanger son expérience, de construire ou corriger leurs pratiques. Alors que le contexte laitier est très tendu, cette réunion est un moment de partage privilégié où les éleveurs livrent leurs résultats et leurs sentiments sur les événements de l’année passée.
Sur l’exercice, les résultats €colait étaient très positifs avec un prix du lait au sommet et des intrants en quantité.

Faits marquants sur la période octobre 07 – septembre 08:

Au niveau technique :

  • Dépassement de 9% de la référence moyenne suite à l’attribution provisoire des 15% (+ 40000 litres/exploitation).
  • Plus de vaches par troupeau alors qu’il n’y a pas plus de main d’œuvre (+ 4 VL).
  • Réduction de la SFP mais augmentation de la part de maïs (+ 600 l/ha SFP en 3 ans).
  • Utilisation d’une quantité de concentrés plus importante (+ 200 kg/VL) pour atteindre une production par vache de 7440 litres (+ 300 l).

Au niveau économique :

  • Une recette laitière profitant de l’envol des cours du lait (+ 65€/ML).
  • Cette augmentation couvre le dérapage des charges qui ont toutes progressées avec + 17€/ML pour les concentrés (alors que leurs prix n’étaient pas encore au maximum) et + 4€/ML de frais vétérinaires.
  • Ce qui permet aux exploitations de dégager 45€/ML de marge supplémentaire.

Pour autant, depuis la réalisation de ces résultats économiques favorables, le marché du lait s’est effondré et celui des matières premières a encore augmenté. Il sera difficile pour les exploitations laitières de supporter ces évolutions.

Au niveau environnemental :

Depuis 3 ans, ce groupe travaille sur des critères de consommation d’énergies et sur l’impact des systèmes d’exploitation sur l’environnement. Un travail de synthèse a été présenté aux éleveurs ce qui leur permet d’appréhender l’impact environnemental de leur propre exploitation. En résumé, les exploitations "peu pâturantes" dépendent plus de l’extérieur (achat de concentrés plus important), sont plus intensives (U azote/SFP lait, chargement EqVL/ha), laissent plus de sols nus l’hiver car plus de maïs dans la SFP, consomment plus de fioul car moins d’ares pâturés donc plus de stocks fourragers à créer.
Ces données environnementales croisées avec les résultats €colait permettent de mettre en évidence que sur les 3 derniers exercices, parmi les 5 meilleures marges, 3 d’entre elles sont réalisées dans des exploitations proposant plus de 40 ares de pâtures à leurs vaches laitières.

Fort de ces réflexions et des enjeux du grenelle, les éleveurs de ce groupe €colait souhaitent poursuivre ces travaux. En mars prochain, une réunion sur le thème des consommations d’énergie (fioul par tonne de fourrage et charge d’engrais) induites par le système d’alimentation de son troupeau laitier est programmé dans une exploitation qui fait pâturer son troupeau pendant 5 mois sans ensilage.

S. LARTISANT
Ingénieur BTPL


Groupe ecolait CLHN : une réunion de bilan pour "prendre de la hauteur" !
13 janvier 2009

Lors de la réunion de restitution des bilans €colait du groupe Haut Normand, les éleveurs apprécient de s'ouvrir à d'autres métiers et d'autres filières. Cela fait maintenant 3 ans que le groupe va à la rencontre d'entreprises de la région.
 
Cette année, la réunion avait lieu sur le site de l'aéroport de Rouen-Boos.
Le matin était consacré à la réunion traditionnelle d'échange et de restitution des bilans technico-économiques Ecolait. La campagne Ecolait allant d'octobre 2007 à septembre 2008, les résultats des éleveurs sont très bons par rapport à l'an passé (+ 60€/ML de marge brute), les marges n'ayant pas subi la baisse du prix du lait d'octobre. Mais le travail pour l'optimisation technique des charges reste d'actualité (charges opérationnelles en hausse de 8%) même si une partie de la hausse de ces charges est due à la hausse du prix des matières premières.
 
L'après-midi, le groupe d'éleveurs a visité le centre Météo France de Boos. Les échanges ont été très instructifs. Il a été observé que l'année 2008 en Haute Normandie avait été une année légèrement plus chaude que l'année 2007. Et que les mesures relevées dans la région confirment un certain réchauffement climatique : en 40 ans, nous avons perdu 20 jours de gel en Haute Normandie !
L'échange a également concerné les demandes des éleveurs en terme d'informations météo pour leur travail au quotidien durant les périodes de traitement, récolte...
 
L'expression "prendre de la hauteur" n'a jamais eu autant de sens que lors de cette réunion pendant laquelle à la fois les résultats technico-économiques des éleveurs et les données de climatologie de la région ont été abordés !


Voeux
13 janvier 2009

Toute l'équipe du BTPL vous souhaite une très bonne année 2009 !


Produire 900 000 litres de lait à l'herbe ...
18 décembre 2008

Le groupe €colait 80, regroupant des exploitations soucieuses des problématiques des grands troupeaux, a fait sa 3ème rencontre au Gaec de LOUISEVILLE en Meuse. Cette exploitation poursuit, avec réussite, 3 objectifs incontournables pour l’agriculture de demain : revenu, agriculture durable, et qualité de vie.

Alors que la restructuration, l’agrandissement et l’intensification semblent être les seuls moyens d'exister demain, cette exploitation, en décalage avec son environnement proche (retournement des prairies, intensification, robotisation, …), poursuit son chemin et ses objectifs en faisant vivre 3 associés et 1 salarié.
Profitant d’un parcellaire très groupé (sur moins de 4 km), spécialisé dans la production de ses 900 000 litres de lait avec seulement 24 ha de maïs ensilage, le Gaec conduit son troupeau de 115 vaches laitières avec plus de 60% d’herbe dans la ration fourragère (herbe sous toutes ses formes: pâture de 22 ares/VL au printemps à 63 en été, ensilage d’herbe et foin).
Pour parvenir à valoriser au mieux ces prairies permanentes (6,3 tonnes de MS/an avec moins de 45 unités d’azote minérale), le Gaec pratique le pâturage tournant et gère au mieux ses effluents d’élevage. Ce pâturage ne peut être efficace que si les points clés suivants sont associés:
  • le parcellaire : localisation et taille des parcelles
  • les accès (chemin empierré de 800 m)
  • les points d’eau (23 au total)
  • le système de clôture (système Gallagher)

Durant 4 à 6 mois, l’ensemble des animaux (vaches, génisses et bœufs) sont en pâture, ce qui permet de :

  • limiter la charge de travail (pas de raclage, pas de paillage, pas d’épandage d’effluents)
  • maîtriser les charges (peu de concentrés, peu de fioul…)
  • réduire les fourrages à conserver (peu d’hectares de maïs, moins d’ensilage d’herbe, moins de paille à stocker…)
  • assurer un vide sanitaire des bâtiments, ce qui limite les pathologies sur les animaux

Tous ces éléments permettent de dégager un résultat économique très honorable: 38 % d’EBE sur Produits. Dans la continuité de leur logique, le pâturage limite les investissements en matériel et quand il est nécessaire, ce dernier est acheté en CUMA.

Devant cette approche et ces résultats, les éleveurs présents sont restés quelque peu "pantois" face à cette exploitation « à contre courant » aux valeurs fortes : respect de l’environnement, réussite économique, préservation de l’ambiance laitière et du tissu rural.

Stéphane Lartisant, BTPL


Discours du Président et du Directeur lors de l'Assemblée Annuelle du BTPL le 27 novembre 2008
08 décembre 2008

Retrouvez ces interventions dans la rubrique Publications/Articles
 


Boiteries : de la théorie à la pratique.
05 décembre 2008

Mi-novembre, trois journées sur les boiteries ont été organisées successivement par le BTPL pour les éleveurs €colait des laiteries Alsace Lait, Freiwald et Sodiaal Union.
Le matin, Pascal Fanuel, vétérinaire chez Pfizer a fait un tour d’horizon des notions indispensables pour aborder cette problématique dans un élevage :
  • Rappel d’anatomie du pied
  • Comment établir un diagnostic
  • Principales pathologies du pied: reconnaissance, facteurs d’apparition, traitement
  • Stratégie de prévention
Les éleveurs ont pu trouver des réponses à leurs questions (Faut-il parer systématiquement ou non? Comment stabiliser les chemins d’accès aux pâtures avec un matériau non aggressif pour les pieds ?).
Ils ont appris à détecter des «anomalies» sur leur élevage et rechercher des réponses : Comment se fait-il que près de 50% des boiteries de mon élevage sont dues aux pieds antérieurs alors qu’en moyenne les postérieurs sont incriminés à 95%? influence de la marche devant l’auge ? aspérités où reposeraient souvent les antérieurs?
 
L’après midi les participants se sont rendus sur un élevage pour assister à une démonstration de parage commentée par un pareur professionnel.
L’objectif était de rappeler quelques règles de base pour réaliser correctement un parage fonctionnel: respect de la distance pince/couronne, de l’angle sol muraille et des aplombs, dégagement du creux axial, maintien de l’intégrité du talon.
Ils ont pu observer les pathologies présentes: maladie de Mortellaro, fourchet, ulcères, seime, décollement de ligne blanche ou encore signes de fourbure.
Chacun a aussi pu mesurer la différence entre l’intervention réalisée par le pareur et celle qu’il aurait réalisé en pareille situation. Si le parage fonctionnel est du ressort de l’éleveur, le parage curatif est plus délicat dans la mesure où il faut savoir jusqu’où on ne doit pas aller et nécessite une formation appropriée.

Karine Pecl, BTPL


Nouvelle formation conditionnalité
03 décembre 2008

La formation "Conditionnalité : connaître les règles et préparer les éleveurs aux contrôles" à destination des techniciens aura lieu le 13 janvier 2009 au Mans (72).
 
Au programme :
  • Première partie en salle : objectifs de la conditionnalité, règles à respecter, outils disponibles, déroulement des contrôles...
  • Deuxième partie en exploitation : mise en situation par la simulation d'un contrôle, règles à conseiller pour préparer les éleveurs aux contrôles.
Inscriptions auprès du siège du BTPL (02 43 28 65 77).
 


Catalogue des formations 2009 à l'attention des techniciens
26 novembre 2008

Le nouveau catalogue des formations 2009 est disponible dans la rubrique Services/Formations intervenants en élevage.
Thèmes des formations, dates, contenus, bulletin d'inscription, vous trouverez tous les renseignements utiles.
 
N'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez de plus amples informations sur une formation proposée au catalogue, ou si vous souhaiteriez réaliser une formation non proposée pour l'année 2009.
 


Echanges autours de pratiques d'élevage des veaux
26 novembre 2008

A l’occasion des réunions techniques d’automne, les éleveurs Ecolait de la coopérative d’Elle&Vire se sont retrouvés en groupe avec au programme l’Elevage des veaux de 0 à 6 mois.
 
Après des rappels essentiels sur l’importance du colostrum puis sur l’alimentation lactée du veau, les échanges ont ensuite porté sur la compréhension des évolutions physiologiques et anatomiques du veau l’amenant à devenir progressivement un ruminant à part entière.
Les troubles infectieux et alimentaires ont aussi fait l’objet d’une attention toute particulière: origines des diarrhées néonatales, clé de détermination du type de diarrhées par l’éleveur, solutions et réponses apportées par chacun…
Les conditions de logement du jeune veau et l’importance à accorder au bien–être du nouveau né ont été aussi l’occasion d’évoquer et d’échanger en groupe autour des différentes solutions existantes et recommandées: niche à veau, case individuelle, case collective, igloo…
Ces réunions en élevage, se sont toutes poursuivies d’une visite de la nurserie où les techniques d’élevage et parfois même des astuces pratiques ont permis à chacun de confronter ses façons de faire… car l’élevage des veaux reste une étape essentielle dans la conduite générale de l’atelier lait conditionnant l’avenir du troupeau laitier !

Samuel CROMBEZ, BTPL


Nouveaux articles en ligne
31 octobre 2008

Retrouvez 2 nouveaux articles en ligne dans notre rubrique Publications.
  • Produire du lait au Brésil : rapport de mission
  • Compositions prairiales BTPL : Rhône-Alpes et Lorraine
 
Réagissez sur ces articles grâce en cliquant sur l'onglet "réagir à cette page" qui s'affiche au dessus de l'article.
 


Des techniciens se forment à la culture de l'herbe
30 octobre 2008

Le BTPL a organisé en octobre une formation à l'attention des techniciens sur le thème : "La culture de l'herbe et son exploitation pour le troupeau laitier".
Les stagiaires ont bravé le froid meusien pour assister à cette formation qui se déroulait en majorité sur le terrain.
Reconnaissance prairiale, discussion autour de l'implantation et du choix des espèces et variétés, visites d'élevages sur le thème de la conservation de l'herbe (foin, ensilage, enrubannage), aspects économiques de la production d'herbe.
Satisfaits d'avoir complété leurs connaissances sur la culture de l'herbe, les techniciens pourraient poursuivre leur parcours de formation par un atelier "gestion du pâturage" en 2009.
 
S.Marçot
 


Des éleveurs alsaciens préparent leur avenir avec ODISSEA
16 octobre 2008

Des producteurs ont mis en commun des sujets qui les préoccupent. En se basant sur les diagnostics établis sur leur exploitation par Odissea, outil du Btpl.

Comment poursuivre une collaboration fructueuse de plusieurs années ? C’est la question que se sont posée 7 éleveurs des environs de Sélestat. Issus du même groupe Ecolait et d’une même CUMA. Pour y répondre, ils ont procédé en trois étapes.

La première étape : un état des lieux global avec Odissea, outil de diagnostic du Btpl. Sur chaque élevage, 3 heures d’entretien avec l’ingénieur Btpl ont permis de faire le tour des questions importantes résumées en trois chapitres :
1. Viabilité : Comment se situe mon exploitation par rapport à des repères économiques et techniques? Permet-elle de vivre et de réinvestir pour l’avenir?
2. Vivabilité : Ma qualité de vie, mes conditions de travail sont-elles satisfaisantes? L’ambiance est-elle bonne? Comment est vécu le travail administratif?
3. Transmissibilité : Quel est l’état de mon outil de production? Qu’en est-il de la charge de travail? et de la rentabilité?
 
2° étape : Chaque éleveur a défini ses priorités pour assurer son avenir : organisation du travail, investissements, relations humaines, bureau…. L’ingénieur a trié les préoccupations communes que le groupe a souhaité partager. Ainsi ont été échangés les points de convergence et de divergence, les questions pour l’avenir et les solutions esquissées.
 
Dernière étape : un temps a été consacré aux aspects relationnels en groupe, au rôle du leader et des membres afin de consolider le fonctionnement de la CUMA. La disponibilité en main d’œuvre en baisse relevée lors des diagnostics individuels ODISSEA a fait germer l’idée d’un salarié en commun. Avant de se lancer à corps perdu dans une embauche, les éleveurs se sont retrouvés pour répondre à deux questions: définir le profil d’un salarié et savoir être un patron motivant.

D’autres questions et solutions pour l’avenir restent à travailler par le groupe et sur chaque élevage. De quoi bien préparer l’avenir chez soi et ensemble.

Dominique Lagel, BTPL


Les boiteries, un vrai problème d'élevage !
10 octobre 2008

Les boiteries représentent la 3ème pathologie en élevage derrière les mammites et les troubles de la reproduction. Il s’agit donc de ne pas sous-estimer son importance!
 
Selon une étude, les éleveurs estiment qu’entre 5 et 10% de leur troupeau est touché par les boiteries alors que la réalité concerne plutôt entre 2 et 30% du troupeau!
Une boiterie négligée ou mal traitée peut entraîner de lourdes pertes économiques et d’importantes conséquences zootechniques (diminution des déplacements, de l’appétit….). Le coût direct d’une boiterie est estimé à 250 € / animal et bien plus en tenant compte des frais indirects de traitement, de troubles de la fécondité…
 
Les onglons externes sont directement responsables des boiteries dans plus de 55% des cas. En cas de boiteries, suspecter les onglons externes, c’est déjà avoir plus d’une chance sur deux d’avoir raison!
Les raisons des boiteries peuvent être variées mais les causes sont parfois communes.
 

Causes infectieuses

Causes mécaniques

Panaris

Déformations

Maladie de Mortellaro

Ulcère ou cerise

Fourchet

Seime

Abcès de la sole

Cailloux, graviers

Arthrites

Limace

Quelle stratégie de prévention envisager ? Parage, pédiluve, mousse active…

Le BTPL organise dans les régions, avec les vétérinaires Pfizer, des journées de formation sur le thème des boiteries. En juillet 2008, des groupes Ecolait de la coopérative Elle et Vire ont bénéficié de cette formation. Une autre formation est prévue à l’automne dans le Pas de Calais.

S.Crombez, BTPL


Faire des économies d'énergie
07 septembre 2008

C'est une des priorités que ce sont donnés 14 éleveurs de Basse Normandie de la coopérative Elle & Vire.
Pour cela, ils ont réalisé chacun sur leur exploitation, avec le BTPL, un bilan énergétique Planète afin d'identifier les principaux postes de consommation d'énergie.
En moyenne pour ce groupe, l'énergie directe (fuel, électricité...) ne représente qu'un tiers des consommations d'énergie de l'exploitation. Ce sont les achats d'aliments qui sont le premier poste de consommation pour ces éleveurs laitiers possédant pour la plupart un atelier viande et quelques hectares de cultures céréalières.
Mais l'un des enseignements tirés de l'analyse de ces 14 premiers bilans est également que la plupart des éleveurs dont producteurs d'énergie : ils consomment moins d'énergie qu'ils n'en produisent dans le lait, la viande et les céréales.
Lors de la réunion du 5 septembre, après avoir analysé les bilans Planète, la discussion en salle puis sur une exploitation, s'est portée sur les nombreuses solutions possibles pour réduire les consommations d'énergie : pré-refroidisseurs, aération de la laiterie, entretien et contrôle des tracteurs, valorisation des rations...
D'ici le printemps 2009, 16 autres bilans Planète devraient être réalisés sur le même secteur.
 
S.Marçot, BTPL
 
 
Les Bilans Planète ont été réalisés dans le cadre d'un partenariat avec l'ADEME et la Région Basse Normandie.


Assemblée Annuelle 2008
01 septembre 2008

Moment fort de la vie du BTPL, l'Assemblée Annuelle aura lieu le jeudi 27 novembre 2008 à Paris.
Comme chaque année, un point sur les activités du BTPL et les nouveaux outils sera présenté, suivi d'une intervention sur un thème d'actualité.
 


Du lait biélorusse...
25 août 2008

La Biélorussie est un pays peu connu car les touristes y sont rares et les informations peu diffusées. Son agriculture est contrastée car à côté des grandes exploitations, les ex-"kolkhozes", subsistent de très petites exploitations intensives. Le paysage rural n'a donc guère changé depuis la période de l'Union Soviétique.

Le BTPL participe, à la demande de FERT, ONG agricole, à un programme d'amélioration de la qualité et la rentabilité de la production au sud du pays, non loin de la frontière ukrainienne, secteur toujours contaminé par la catastrophe de Tchernobyl en 1986. La radioactivité, mesurée par le Césium 137, reste préoccupante car, si les éléments radioactifs décroissent au fil des années, les plantes non cultivées et fertilisées concentrent le Césium et le transmettent dans la chaîne alimentaire. Le programme CORE (Coopération pour la rehabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés) permet de créer des pâtures et fourrages cultivés sains qui assurent une production laitière de meilleure qualité radiologique. Le lait produit par les "petits producteurs", qui n'on souvent qu'une vache par famille, est autoconsommé en partie et les excédents vendus à l'industrie laitière dont la production alimente le marché intérieur et la Russie.

Peu habitués à recevoir des conseils techniques, les petits agriculteurs ont vite compris l'intérêt de la démarche car, si les retombées sur la santé de leur famille est difficile à mesurer, l'impact sur leur niveau de vie s'évalue aisément.
 

Marc WITTERSHEIM,Ingénieur Conseil BTPL


Région des terres noires, RUSSIE : le BTPL effectue une mission de conseil dans des élevages laitiers de grande taille
04 août 2008

En mars 2008, deux ingénieurs BTPL ont effectué une mission d’expertise dans le Sud-est de la Russie, sur des élevages comprenant plus de 500 vaches laitières.
Ces exploitations sont situées dans la région de Voronej, connue pour la qualité exceptionnelle de ses terres noires, ou tchernozems. Dans cette région, traditionnellement orientée vers la production céréalière, la production laitière semble connaître un nouvel essor, en partie suite à la mise en place de mesures fédérales incitatives (prêts bonifiés notamment). En parallèle, on assiste à un développement de la demande pour du conseil en élevage.
Cette mission s’est déroulée dans le cadre d’un appui à une entreprise française, fournisseur d’équipements et de consommables pour l’élevage et l’industrie laitière en Russie, et en réflexion pour accompagner le développement des exploitations laitières.

Un enjeu principal pour les exploitations laitières russes de grande taille, héritées de l’ère soviétique, est la modernisation ou la construction de nouveaux bâtiments. Comme les systèmes entravés prédominent, les exploitations requièrent un accompagnement spécifique lors du passage à des systèmes de stabulation libre. S’ajoutent à cela des conditions climatiques difficiles qui imposent des contraintes particulières, notamment pour la gestion des effluents (quels systèmes privilégier par des températures de - 35°C à + 35°C?) et pour la production des fourrages: risques de gel, déficit d’eau, période végétative courte, délais très courts pour les récoltes.

Dans ces structures qui emploient jusqu’à une centaine de salariés, le pilotage coordonné des différents ateliers et le management des équipes sur les exploitations sont des enjeux décisifs. Le BTPL a notamment proposé aux directeurs d’exploitation et aux différents spécialistes (zootechniciens, généticiens, vétérinaires, agronomes) des outils de pilotage des principaux paramètres de la conduite de l'élevage, pour améliorer l’efficacité des exploitations.

Le BTPL confirme ainsi sa volonté de participer au développement de l’élevage laitier et à sa promotion dans les pays de l’Est. En plus de missions réalisées ces dernières années en Pologne, en Roumanie et au Kosovo, nous accompagnons depuis 2005 des petits producteurs en Biélorussie (en savoir plus … ). De nouvelles missions en Russie, Biélorussie et Ukraine se profilentpour 2008-2009.

Pour plus d’informations, écrire à c.waroquiers@btpl.fr

Carl Waroquiers, BTPL


De nouvelles fiches-services téléchargeables sur ce site
24 juillet 2008

Vous pouvez retrouver toutes nos fiches BTPL "éleveurs" en téléchargement sur notre site dans la rubrique Services.
Vous y retrouverez le détail de chacune de nos prestations.
 
De nouvelles fiches ont été mises en ligne récemment :
-Préviq : calcul de prévision de production laitière sur la campagne en cours
-Regul'lait : simulation d'un décalage de vêlages pour améliorer la saisonnalité de la production
-Olympe : simulation des conséquences d'un changement sur l'exploitation
-Energie : diagnostics, accompagnements dans le cadre de projets, animation... 


L'herbe, ça se cultive !
18 juillet 2008

A la demande des éleveurs du groupe €colait de la Coopérative Laitière de Haute Normandie, la réunion technique annuelle portait sur le thème de la valorisation de l’herbe et s’est déroulée à Feuquières, dans l’Oise.

Pourquoi l’herbe ?

  • Optimiser l’herbe dans la ration des vaches laitières, et notamment le pâturage, c’est un moyen de limiter les coûts de production et les éleveurs des groupes €colait en sont bien conscients. La synthèse annuelle €colait (plus de 800 producteurs en suivi) a montré que les éleveurs qui utilisent le plus d’herbe pâturée pour nourrir leur troupeau ont une meilleure marge, des frais de culture moins élevés, malgré une moyenne économique plus basse.
  • Mais l’herbe a aussi un intérêt nutritionnel, avec notamment la richesse naturelle en omega 3.
  • Concernant l’environnement, favoriser l’herbe permet d’augmenter le stockage des gaz à effets de serre. Plus de pâturage, c’est également moins de stockage d’effluents et moins de trajets pour épandre, donc moins de fuel consommé!
  • Enfin, la traditionnelle image des vaches normandes pâturant sous les pommiers en fleurs est bien souvent un argument de vente des produits laitiers normands !

Le groupe d’éleveurs s’est tout d’abord réuni sur l’exploitation d’un des membres, afin de faire le point sur la physiologie de l’herbe, les critères de choix des espèces et des variétés. Le tour des parcelles de l’exploitation, a permis de faire des mesures à l’aide de l’herbomètre pour discuter de la stratégie de l’éleveur dans le choix des parcelles à faire pâturer ou à faucher.

Enfin, l’après-midi a été l’occasion de visiter une exploitation laitière en agriculture biologique très axée sur la valorisation des pâtures et ayant installé un système de séchage de foin en grange. Un visite très appréciée par les participants.

S.Marçot, BTPL


A la découverte de la production laitière "made in Hollande".
30 juin 2008

Une cinquantaine de producteurs laitiers du réseau BTPL du Grand Ouest se sont retrouvés pendant 3 jours immergés dans la culture laitière néerlandaise! Trois jours d’intenses visites et de riches échanges avec des éleveurs laitiers hollandais au cœur de leurs exploitations.

Première halte chez Patrick HOEFMANS, à la tête d’une exploitation laitière de 120 vaches laitières pour 1 millions de litres de lait avec une SAU de 38 ha dont 33 ha d’herbe. A cette occasion, la problématique environnementale en lien avec la gestion des effluents de l’élevage a ainsi été au cœur des débats.

Puis cap vers le nord du pays pour la visite de la ferme expérimentale de LELYSTAD où un bâtiment sous-serre accueille près de 480 vaches laitières pour un quota de 4,8 millions de litres de lait avec 5 robots et 1 salle de traite. Le caractère expérimental de cette exploitation a pu être apprécié par le groupe au travers des études réalisées sur la conception de l’étable et plus précisément sur l’influence du type de sol sur «le bien-être» des vaches (caillebotis, caillebotis-caoutchouc…) sans oublier d’évoquer la présence de près de 28 éoliennes permettant ainsi de répondre, entre autre, aux besoins en électricité de l’unité expérimentale.

Autre visite, autre spécificité pour l’exploitation de la famille VAN KAMPEN située au cœur d’un polder dans la région du FLEVOLAND. Avec un quota de plus de 900000 litres de lait pour 100 vaches laitières et 2 robots de traite, Mrs VAN KAMPEN, père et fils mettent l’accent sur l’importance des surfaces disponibles plutôt que sur l’accroissement «démesuré» des structures laitières afin d’assurer une gestion des effluents adaptée à la disponibilité en terre de l’exploitation. La pression foncière est forte dans cette région productrice où l’hectare se négocie autour de 70000 € soit 2 fois plus que la moyenne néerlandaise!

Dernier arrêt sur l’exploitation de Neils SPAANS, élu éleveur laitier européen en 2006, afin d’appréhender la production laitière biologique néerlandaise au cœur d’un environnement naturel préservé où l’activité laitière est associée à de nombreuses activités de diversification (protection des espaces naturels, accueil de jeunes handicapés ou en difficulté, pension pour les chevaux…). Autre particularité… mais de taille: les quelques 300 pilotis de 14 m de profondeur sur lesquels repose la stabulation des vaches laitières, tourbière oblige!!

Autant de visites riches et diversifiées qui ont permis à chacun des participants d’apprécier différemment les spécificités de la production laitière de nos voisins néerlandais et ainsi partager leurs expériences et vision d’avenir.

Pour en savoir plus, retrouvez très prochainement en ligne, un publireportage complet sur chacune de ces exploitations laitières hollandaises.
 
S. Crombez, BTPL


Les éleveur Européens ont assistés nombreux au congrès European Dairy Farmers aux Pays Bas
23 juin 2008

Le congrès European Dairy Farmers 2008 s’est déroulé du 18 au 20 juin à Groningen, aux Pays Bas, au cœur d’une région herbagère située au nord-est du pays, à 5 m en dessous du niveau de la mer. La pluviométrie moyenne est de 900 mm.

Cette année, plus de 300 congressistes venus de 19 pays se sont réunis sur le thème «nouvelle réalité». Parmi eux, 31 français dont 24 éleveurs de plusieurs régions françaises (Rhône-Alpes, Bretagne, Alsace Lorraine, Normandie, Pays de Loire, Nord Pas de Calais…) ont participé à ce congrès.

Les discussions nombreuses avec les hollandais tournaient souvent autour de l’après-quota et de l’achat de quota pour développer l’exploitation (faut-il acheter du quota maintenant ou attendre 2015?), en tenant compte du prix très élevé des terres dans ce pays.

La visite de 4 exploitations «familiales» a permis de mieux comprendre la situation des fermes hollandaises. Les installations sont différentes que ce soit pour les systèmes d’alimentation (DAC ou robot de distribution, ration herbe ou ration mixte herbe et un peu de maïs…) que pour les systèmes de traite (robots ou salles de traites traditionnelles). Les productions annuelles des exploitations visitées vont de 1 million à 2,4 millions de kg de lait. Les producteurs ont tous un point commun: leur esprit d’«entrepreneur». Que ce soit en augmentant leur production ou en se diversifiant dans le tourisme ou la méthanisation, ils cherchent tous à se développer, quitte à de temps en temps réfléchir plus à la faisabilité qu'à la rentabilité.

Croissance rapide ou plus étalée, les éleveurs ont fait leur choix. A l’image de la ferme de la famille Prins (1 jeune, son beau frère, son père et son oncle) une exploitation très automatisée de 236 vaches laitières (3 robots de traite et un robot de distribution des fourrages)dont l’un des associés déclare «Nous voulons agrandir notre cheptel pour atteindre 300 vaches et 2.9 millions de litres de lait d’ici 2 ans». Pour Jakob et Marja Schuiringa, installés en couple sur une exploitation de 1 280 000 kg de lait avec un salarié 22 heures par semaine, «notre cheptel actuel est de 160 vaches mais le bâtiment peut en accueillir 250. Notre objectif est d’arriver à produire 2.5 à 3 millions de kg de lait en 2015 et de passer ainsi de 600 000 kg par UTH à 1 000 000 kg par UTH.» Pour M. et Mme Blikker, en couple sur 52 ha avec 1 million de kg de lait produits par an, la qualité de vie est importante et la croissance n'est pas envisagée pour l'instant : «nous avons atteint un équilibre idéal entre la terre, les bâtiments, le quota et le travail et nous souhaitons maintenir cette situation dans les prochaines années». Ils ont embauché un salarié pour la traite du matin, 5 fois par semaine, ce qui leur dégage du temps pour faire autre chose: «sans enfant, nous préférons vivre au présent et profiter de notre qualité de vie, tout en gardant une exploitation transmissible».

Entre les visites de fermes et les conférences d’experts, les échanges entre éleveurs européens étaient très chaleureux et très ouverts, comme chaque année.

L’an prochain, le congrès se déroulera en Irlande. Autre contexte, autres systèmes d’exploitations, l’accent sera mis sur la valorisation de l’herbe et les faibles coûts de production.
 
 
S. Marçot, BTPL


Préoccupations sur l'énergie et le réchauffement climatique : des groupes d'éleveurs laitiers étudient des solutions
30 mai 2008

Cet hiver, des producteurs de différentes coopératives laitières se sont réunis pour des journées de travail en groupe sur l'efficacité énergétique et le bilan "gaz à effet de serre" en élevage laitier. 
Les groupes s'appuient sur les expériences des uns et des autres, comme la production et l'utilisation de plaquettes de bois, pour proposer des actions en faveur des économies d'énergies fossiles.

Les éleveurs souhaitent produire de l'énergie pour les besoins de la ferme et s'interrogent aussi sur les possibilités de vendre de l'électricité grâce au solaire photovoltaïque ou à l'éolien, ou encore de produire des plaquettes de bois à partir des haies de l'exploitation pour satisfaire une demande locale.

François FUCHS (B.T.P.L.) a ainsi détaillé les solutions pour consommer moins avant de se lancer dans la production d'énergie pour soi ou pour les autres : beaucoup de choses peuvent évoluer sur les élevages, en partant de simples réglages et en allant jusqu'à des modifications profondes du système de production.

Sur un élevage laitier, il y a des calories à récupérer pour chauffer l'eau servant au nettoyage des installations de traite. Un chauffe-eau solaire permet aussi d'aller vers plus d'autonomie, même si on doit toujours disposer d'une installation électrique en appoint.

Chacun peut mener la réflexion au niveau de son exploitation : quelles quantités d'énergie mon élevage consomme-t-il directement et indirectement par 1000 litres de lait produits, quelles sont les émissions de gaz à effet de serre de mon activité, quels stockages de carbone dans mes sols et mes haies ? Et enfin, comment puis-je produire autant avec moins d'énergie et moins de CO2 émis ?

Il est ressorti de ces différents travaux que le bilan "carbone" de l'activité de production de lait doit tenir compte des émissions de méthane du cheptel, mais aussi de la capacité du système d'élevage à stocker du carbone, notamment dans les sols et la végétation du bocage, et des possibilités de produire des énergies qui permettront de moins consommer d'énergies fossiles au plan local et donc d'atténuer la contribution de la collectivité au réchauffement climatique.
 
F. Fuchs, BTPL


€colait se développe chez les "ch'tis"
14 mai 2008

Un nouveau groupe d’éleveurs de la région Nord-Pas de Calais a rejoint, depuis le 1er avril 2008, les 900 éleveurs €colait Français. Il s’agit de producteurs de lait de l’entreprise Novandie de Vieil Moutiers. Cette usine fabrique et commercialise des produits ultra frais sous marque propre Mamie Nova et marques distributeurs (plus de 500 références), et constitue l’une des 5 usines du groupe Novandie.

Le groupe est actuellement composé de 7 éleveurs mais pourrait vite se développer. Le suivi €colait consiste en une édition mensuelle des chiffres-clé des ateliers laitiers avec comparaison des éleveurs du groupe, ainsi qu’un bilan annuel avec analyse des coûts de production et calcul des marges. Plusieurs réunions d’échanges sur des sujets techniques sont prévues dans l’année. Une première rencontre a eu lieu le 23 avril 2008 et a été l’occasion pour les éleveurs de visiter l’usine de Vieil Moutiers.

Nous souhaitons longue vie à ce nouveau groupe!


Rejoignez nous sur le forum !
12 mai 2008

Depuis quelques semaines, le BTPL a lancé un nouveau forum de discussion, accessible depuis la page d'accueil (en cliquant sur l'onglet forum).
Cette rubrique a pour vocation d'être un réel espace de discussion "en ligne" et d'échange d'expériences entre éleveurs ou partenaires de la filière laitière. Vous pouvez participer à une discussion en cours ou posez vous-même une question.
Actuellement, des échanges sur le thème de l'eau et de l'énergie sont en cours. Venez y participer, apporter votre expérience ou solliciter des remarques. 
Vous pouvez également aborder tout autre thème dans la rubrique "tribune libre" du forum, et notamment réagir aux articles publiés par le BTPL.
A bientôt sur VOTRE forum !
 


Nouvelle Réalité ...
28 mars 2008

C'est le thème du prochain congrès European Dairy Farmers qui aura lieu du 18 au 20 juin 2008 aux Pays Bas.
 
La Ministre de l'Agriculture, de la Nature et de la Qualité des aliments, Madame Gerda Verburg, introduira ce congrès.
Comme chaque année, se succèderont des présentations, la synthèse de la comparaison annuelle des coûts de production et les résultats de l'enquête de tendance sur les stratégies des éleveurs EDF.
Des visites de fermes seront également organisées afin de découvrir les exploitations d'éleveurs EDF hollandais et de discuter sur le thème du congrès et les chiffres des exploitations.
 
"Notre congrès vous donnera l'opportunité d'établir des contacts avec des gens ouverts et orientés vers le futur, venant de toute l'Europe. Vous apprécierez la place que nous donnons à l'échange et aux contacts durant ce congrès." insiste Jean-François VERDENAL, éleveur français et Président du réseau EDF.
 
Plus d'informations, programme détaillé et bulletin d'inscription sur le site European Dairy Farmers (en anglais)


Comment s'organiser avec un grand troupeau ?
03 mars 2008

Avec l’agrandissement des exploitations, on peut s’attendre à une augmentation rapide des troupeaux de plus de 100 vaches laitières. Face à cela, les disponibilités en main d’œuvre réduites et les aspirations des éleveurs en terme de qualité de vie, imposent une nouvelle organisation du travail.

La conduite d’un grand troupeau, présente certaines spécificités:

  • Bâtiments et installation de traite adaptés, pour limiter le travail d’astreinte, et garder un temps de traite acceptable.
  • Organisation du travail à plusieurs, simplification, sous-traitance de certains travaux
  • Conduites d’élevage particulières: conduite en lots, étalement des vêlages, ration complète, pâturage…
  • Suivi du troupeau plus complexe (utilisation de l’informatique)…
  • Quelles économies d’échelles possibles sur un grand troupeau?

Pour aborder ces questions, l’URCVL a organisé le 8 janvier 2008 une journée d’échange à Rignieux le Franc (01). Au total, 23 éleveurs de «grands troupeaux» étaient présents.

Le matin a été consacré à la visite des installations du Gaec accueillant. Installés en 1991 avec 210000 litre de lait, ils produisent aujourd’hui, après regroupement, une référence de 834000 litres de lait sur 310 ha de SAU. Le Gaec compte 4 associés, dont deux bientôt à la retraite. Les bâtiments ont donc été aménagés avec 2 objectifs: Produire les 834000 litres à terme à 3 personnes, dans de bonnes conditions de travail, et loger les 130 vaches laitières de race Simmental et Montbéliarde à un coût raisonnable.
Les anciens bâtiments ont été réaménagées en logettes. Le nettoyage des couloirs est automatisé et réalisé par hydrocurage avec séparateur de phase mécanique. Le compost issu du séparateur sert de litière dans les logettes. Un nouveau bâtiment, en grande partie auto construit, abrite un ROTO 24 postes avec identification automatique, la laiterie et un bureau. Le Roto permet de traire 125 vaches en 1h15, à 2 personnes, pour assurer une bonne hygiène de traite. Le week end, la traite est réalisable par une seule personne.
 
L’après midi a été consacrée à des échanges sur la conduite d’un grand troupeau. D’ores et déjà d’autres rendez vous sont prévus pour échanger sur des thèmes plus précis:
- Visite d’un bâtiment avec 2 stalles robotisées.
- Approche économique des coûts de production d’un grand troupeau laitier.
- Elevage des veaux dans un grand troupeau.

P. Wallet, BTPL


Le travail administratif : s'organiser pour gagner du temps...et de l'argent
27 février 2008

C'est autour de ce thème que se sont réunis les éleveurs €colait de Sodiaal Nord, en janvier dernier, lors de la réunion technique annuelle du groupe de Verton.
L'objectif de cette rencontre était de faire un état des lieux de l'organisation administrative et de la circulation de l'information sur les exploitations.
Le groupe s'est d'abord penché sur les documents indispensables pour respecter la réglementation (conditionnalité, CBPE, Route du Lait...). Puis les éleveurs ont appréhendé les différents outils d'enregistrement, les classements et leurs supports.
Enfin, l'après-midi a été l'occasion d'aborder l'optimisation de la circulation d'informations entre les différents intervenants, grâce à une mise en situation sur une exploitation du groupe : tout est-il bien fait pour limiter le temps passé ? connaître à tout moment le niveau de traitement de l'information ? partager l'information ? retrouver rapidement l'information ?
Une correspondante Isagri a, pour finir, présenté l'avantage des outils informatiques dans la gestion administrative d'une exploitation laitière.
 
Une réflexion indispensable à avoir lorsque l'on sait l'impact économique que peut avoir une mauvaise gestion administrative sur l'exploitation (réduction des primes, non versement des subventions, pénalités de retard de paiement, risque inhibiteur...).
 
S.Marçot, BTPL


Alimentation du troupeau laitier : les mélanges humides à la ferme.
25 février 2008

Dans un souci de simplification du travail et de réduction des charges alimentaires des troupeaux bovins, de nombreuses exploitations réalisent ou font réaliser des mélanges de concentrés à la ferme.
 
Cliquez ici pour consulter l'article.
 


La ration complète et les performances des vaches laitières
15 février 2008

La ration complète fait craindre à nombre d’éleveurs laitiers, une baisse de performances de leur troupeau. Pourtant, ce type de rationnement s’est largement diffusé dans les élevages laitiers français depuis une quinzaine d’années. Les données recueillies sur les exploitations du réseau Ecolait France, nous permettent de comparer les résultats technico-économiques des élevages en ration complète, à ceux en ration semi-complète.
 
Cliquez ici pour lire l'article.
 


Réseau EDF France : se retrouver pour échanger et progresser ...
14 janvier 2008

La rencontre annuelle des éleveurs français du réseau European Dairy Farmers s’est déroulée les 10 et 11 janvier 2008 en Loire Atlantique. Depuis 3 ans, ces éleveurs se réunissent pour échanger leurs idées et comparer leurs chiffres technico-économiques avec une méthode commune à tous les autres pays européens du réseau et prenant en compte les coûts d’opportunité du travail, du capital et des terres (plus de renseignements dans les rubriques «nos services» et «actions»).

Cette année, 25 exploitations de toute la France (35 personnes) étaient présentes à cette rencontre animée par le BTPL. Comme chaque année, le programme était dense : le groupe a tout d’abord visité une exploitation maraîchère du Val Nantais pour s’imprégner du contexte local mais également de l’expérience et de l’adaptation des producteurs et de la coopérative, dans la fluctuation des cours des produits (mâche, poireaux…). Puis les éleveurs ont assisté à la présentation des résultats européens en mettant l’accent sur les résultats des nouveaux états membres. Un large moment a été ensuite consacré à l’analyse et l’échange autour des résultats individuels des éleveurs français.

Patrick Arpin, éleveur du Nord, venait pour la première fois à cette rencontre: «Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’ouverture d’esprit. Les gens viennent ici pour avancer, communiquer. Ils disent ce qu’ils font, détaillent leurs pratiques. Il n’y a pas d’élitisme, tout tourne autour de l’échange. On se rend compte que très souvent les questions se centrent sur l’Homme et je trouve que les participants ont une réelle fibre humaine. Cette rencontre m’a vraiment motivé pour réaliser mon premier bilan EDF cette année.»

Un des moments forts de ces 2 journées a été le travail autour du GAEC de la Coulée. Après avoir visité l’exploitation, les éleveurs ont travaillé en petits groupes pour trouver des pistes de progrès et des conseils pertinents pour les associés. Un exercice riche pour les participants et toujours apprécié.

Willem Shipper, éleveur en Meuse, a été élu Président du réseau français. En effet, Jean François Verdenal, qui était Président jusqu’à maintenant, avait été nommé Président du réseau européen lors du dernier congrès EDF en juin 2007. «Ce qui est appréciable, c’est de découvrir de nouvelles têtes, d’autres systèmes de production, ce qui enrichit notre réseau français.» explique Willem Shipper. «Dans ce type de rencontre, tout le monde apporte quelquechose, que l’on soit nouveau ou pas. La bonne ambiance facilite les contacts! Il est important, dans les années à venir, de développer ce genre d’animations, et de faire connaître ce réseau. EDF me passionne, les échanges sont tellement enrichissants. Et ce qui est important, c’est qu’il n’y a pas de premier de la classe, tout le monde a à transmettre et à recevoir de la part des autres.».

La rencontre s’est achevée par une dernière visite d’exploitation laitière, le GAEC Tri Kenderv, un élevage laitier de 700000 litres en agriculture biologique avec 2 stalles de robot de traite. Puis chacun est rentré dans sa région, tenter de mettre en pratique les enseignements issus de ces moments d’échanges et de convivialité.

Les prochains rendez-vous EDF auront lieu du 18 au 20 juin 2008 en Hollande pour le congrès annuel, et en janvier 2009 pour une quatrième rencontre française dans une nouvelle région.

Sophie Marçot


S'ouvrir à d'autres filières
12 janvier 2008

La réunion de restitution des bilans Ecolait annuels est toujours un moment d'échange indispensable pour progresser : analyser ses propres chiffres, comprendre les évolutions par rapport à l'an passé, comparer avec les autres éleveurs du groupe et comprendre les différences, mettre en évidence ses points forts et ses points faibles, se fixer des objectifs pour la campagne à venir...
 
La réunion de Bilan des éleveurs de la Coopérative Laitière de Haute Normandie s'est déroulée le 4 janvier dernier.
 
Cette rencontre a également été l'occasion de s'ouvrir à une autre filière, celle de l'orge brassicole, avec la visite de la malterie Soufflet, dans le port de Rouen.
Le groupe Soufflet possède 22 malteries dont 9 en France. Cette unité produit 115 000 tonnes de malt blond par an, destinées presque exclusivement à l'exportation vers l'amérique du sud ou l'asie. La consommation de bière augmentant rapidement dans ces pays, la demande en malt est croissante.
Le groupe Ecolait a pu visiter les 3 grandes unités qui composent la materie : les cuves de trempage, l'unité de germination, et le touraillage (séchage). Les sous-produits tels que les radicelles ou les poussières issues du stockage sont utilisés dans l'alimentation animale.
 
S.Marçot


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Dernière mise à jour du site le 12 mars 2010.

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